Le bien être alimentaire

 

Aujourd’hui avec toute les grandes et petites surfaces à proximités, jamais nous n’avons eu autant de choix pour nous nourrir, cependant une telle profusion d’aliments est-elle un gage de qualité et de bien être dans la chaîne alimentaire ?

Une prise de conscience collective semble peu à peu émerger dernièrement au sein de la population. En effet petit à petit nous, les consommateurs, devenons plus sensible à la cause animal, aux souffrances qui en découlent pour le bétail et à notre bien être alimentaire. Mangeons nous trop de viande, trop de poissons, la qualité est-elle au rendez-vous ? Les conditions de vie de ces animaux (pour la plus part) élevés en batterie sont-elles descente ?

Tout ce processus de questionnement remet en cause notre façon de nous alimenter pour la majorité et même notre façon de vivre au quotidien pour une petite minorité.

Nous allons donc aborder la consommation autrement, par le biais des différents modes d’alimentation (végétariens, véganisme etc) et nous nous pencherons sur le circuit d’élevage industriel et biologique.

Les différentes façons de se nourrir :

En France on estime la population végétarienne aux alentours de 3%. Cependant plus de 10% de la population Française est Flexitarienne, c’est à dire qu’ils ont change leur mode de consommation, moins de viande (quantité) mais plus de qualité (filière d’élevage, mode d’abattement).

Commençons par différencier les types et degrés de végétariens :

Pesco-Vegetarien : La consommation de poisson, de crustacés et de fruit de mer est autorisé. Ainsi que celle des oeufs, du lait et tout ce qui est issu du règne animal.

Lacto-Végétatien : Aucune viande, aucun poisson, en revanche ils se réservent le droit de consommer les produits issus des animaux, lait œufs etc

Ovo-Végétarien : Pas de viande, pas de poisson, pas de volaille, mais il peuvent manger des œufs, le lait est prohibé.

Végétalien : Juste des mangeurs de graines. (En vrai on parle de frugivores et de granivores, il leur est interdit de manger de la viande animal et tout leurs dérivés tels que les œufs, le miel, le lait …)

Véganien : Juste des aliments issu du monde végétal, il ne peuvent pas utiliser quoique ce soit qui provient du règne animal. Pas d’œuf, pas de beurre, l’utilisation du cuir, de la laine pour les tissus et interdite, les médicaments et produits cosmétiques ou d’hygiène ne doivent pas être issu ou tester sur des animaux.

Le cas du véganisme est quelque peu atypique, en effet plus qu’un changement de comportement alimentaire il entraîne un changement radical dans le mode de consommation et de vie.

Dans une ère industrialisee ou la fabrication de matière consommable peu se passer de produit naturel il est plus simple et plus logique de voir le nombre de véganisme augmenter. Cependant perturber son équilibre alimentaire inscrit dans nos gènes depuis des milliers d’années est-il vraiment sans risque ? Le recul sur ce mode de vie est encore trop moindre pour pouvoir émettre un jugement fiable (l’avenir nous le dira).

Le facteur de souffrance animal, la surexploitation de l’élevage et les mauvaise conditions dans laquelle le bétail est élevé force la tendance au rejet de la viande animal. Nourriture remplie de produits de synthèse pour booster la croissance, mauvaises conditions de parcage, gavage et exploitation des animaux.

Intéressons nous à l’élevage intensifs [1] :

  • 83% des poulets de chair sont élevés sans accès à l’extérieur
  • 68% des poules et 99% des lapins sont élevées en cage
  • 95% de cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiments
  • Ces animaux sont sélectionnés pour leur productivité, on les mutile (castration à vif, ablation de la queue ou du bec), on sépare les mères et leurs petits
  • Leur taux de mortalité est élevé : par exemple 20% des porcs meurent avant le jour de l’abattage.

On peu donc constater que l’élevage industriel n’est pas pensé en fonction du bien-être animal. Ici prime la production de masse au détriment de conditions de vies « normal » pour le bétail. De plus la sélection de race offrant le meilleur rendement met à mal la biodiversité et risque d’altérer le bien-être physique des animaux par le biais d’une reproduction forcée crée des anomalies génétiques par un élevage en lieux clos et subissant des mutilations physique pour garantir un meilleur rendement de production. Les poules par exemple sont confinées dans des cages de 750 cm²[2], cela peu mener à des troubles comportementaux pour les poules, de forts risque de griffures ou de coups de bec entre animaux, la perte de réflexe tel que le picorage, creuser pour chercher des vers, bref tout l’instinct que l’animal à développer depuis son apparition pourrait être perdu par des décennies de générations de poules pondeuses mis en cage.

D’un autre côté il y ‘a la filière Bio qui développent un élevage traditionnel ; cheptel élevé en plein air, nourriture sans additif de synthèse, sans OGM, aucun exhausteurs de goût et pas de colorant en sont les principales composants. Pour obtenir le label Bio les éleveurs doivent respecter un cahier des charges très strict et précis [3].

L’élevage industrielle :

Sur le plan éthique nous avons vue précédemment que les conditions d’élevage intensif était inquiétante. Mais il faut aussi savoir que produire un kilo de viande bovine revient à utiliser environ 15000 litres d’eau, le poulet dépasse les 4000 litres tandis que le porc se situe aux alentours de 6000 litres d’eau [4]. Ce n’est pas tant que les animaux boivent comme des assoiffés mais plutôt le fait que leur nourriture demande une énorme consommation hydrique. On notera qu’en mangeant des noix (9000L d’eau pour un kilo) nos ressources naturelles ne seront pas non plus totalement sauvées….

L’élevage Bio : 

Sur le plan du bien être animal le bio est éthiquement beaucoup plus acceptable, ils sont éleves en plein air, bénéficient d’une nourriture naturelle et ne subissent en aucun cas des mutilations physiques pour garantir un élevage plus performant.

Le petit malus du Bio consiste plutôt au fait qu’il est plus difficilement accessible pour le consommateur. Le facteur prix est cependant un acteur majeur de notre consommation bio ou non (différents articles comparatifs ici, et là) même si en grande surface l’écart de prix du bio reste relativement accessible à tous en ayant une bonne consommation de viande, 300 Gr par semaine [5] semble être la limite du raisonnable, malgré l’écart de prix avec la viande classique, cela semble accessible au plus grand nombres.

Pour réduire encore l’écart de prix il y a aussi la possibilité d’effectuer ses achats directement au près des producteurs, avec une traçabilité (en principe) plus clair et a un coût moindre. Cependant suivant ou nous nous trouvons géographiquement tout le monde ne peu pas se permettre d’aller à la ferme pour ce nourrir. Les grandes surfaces ont bien compris cela et de plus en plus d’articles bio ce trouve sur les étagères de nos magasins.

Toujours est-il que chacun est libre de s’alimenter de la façon qu’il lui convient, cependant pour le bien être de notre éco-système, pour la bio-diversité, pour notre santé et pour préserver les ressources, il serait de bon ton que tout un chacun se remette en question sur son mode de consommation et perde certains réflexes acquis par la surabondance des grandes surfaces, des prix bas et la prise de conscience de la souffrance animale ainsi que la dégradation de notre environnement.

 Laurent Becker

1 http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/saa2016sdT10bspca.pdf
2 http://www.synagri.com/ca1/PJ.nsf/TECHPJPARCLEF/16760/$File/fiche%20pondeuse%20cage%20amenagee.pdf?OpenElement
3 http://www.agencebio.org/les-textes-reglementaires
4 https://nutritionnisteurbain.ca/infographiques/combien-deau-est-utilisee-pour-produire-les-aliments/
5 http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-combien-de-fois-par-semaine-devrait-on-manger-de-la-viande-_13426.html

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