Biodiversité en danger, extinction de masse.

La biodiversité actuelle représente le fruit de l’évolution, sur environ 3.5 milliards d’années, des micro-organismes, des animaux et des végétaux. C’est l’ensemble des êtres vivants peuplant notre planète. Toutes les interactions que nous avons avec elle favorise son expansion ou son déclin suivant les actions que nous sommes amené à effectuer que ce soit pour notre survie ou notre confort. C’est le « tissu vivant de la planète ».

La biodiversité actuellement : 

Selon le rapport de l’édition 2016 de la WWF (ONG) la population de vertébrés aurait diminué de 58 % entre 1970 et 2012. Les populations animales et végétale sont en déclins tant sur le plan géographique que sur le nombre d’individus présent dans chaque famille. Un constat plus qu’alarmant pour notre espèce qui domine la chaîne alimentaire mais qui dans le même temps se saborde en détruisant son environnement écologique. L’être humain pour vivre a besoin de trois facteurs clés qui ce doivent d’être sain :

  1. Une eau potable
  2.  un air respirable
  3. une nourriture comestible.

Las aujourd’hui en France 92 % des rivières sont chargés en pesticides et plus de 90% des citadins européens respirent de l’air nocif.

Quant aux faits de se nourrir, notre mode d’alimentation n’est pas perrein du fait :

  • de sa surconsommation énergivore
  • de la surpopulation entraînant l’expansion discontinue des agglomérations
  • de la surexploitation forestière
  • de l’exploitation minière et pétrolière qui mine ou détruit des écosystème entiers
  • des nuisibles ou espèces envahissantes qui altèrent les écosystèmes les plus fragiles.

70 % de la consommation d’eau dans le monde est dû à l’exploitation agricole intensive. Il en va de même pour 80 % de la déforestation dans le monde.

Les émissions carbones :

L’empreinte écologique de l’homme est aussi très forte en ce qui concernent les émissions de carbones, en 8 mois on en émet autant que la terre ne peu en absorber via ses océans et ses forêts sur une année.

« Que la biodiversité poursuive sa chute, et le monde naturel que nous connaissons aujourd’hui s’effondrera d’un seul tenant. Nous dépendons totalement de la nature, que ce soit pour l’air que nous respirons, pour l’eau que nous buvons, pour la stabilité du climat, pour les aliments et les matériaux que nous utilisons, pour l’économie que nous faisons fonctionner, mais aussi, et c’est loin d’être secondaire, pour notre santé, notre inspiration et notre bonheur. Or, depuis des décennies, la communauté scientifique tire la sonnette d’alarme en affirmant que l’action de l’homme conduit directement la vie vers une sixième grande extinction. » avertit Marco Lambertini, Directeur du WWF-International.

La surpopulation est aussi un facteur important, en 4 ans la population humaine s’est accru de 300 millions de personnes supplémentaires (2011/2015).

Chaque individus ayant des besoins primaires, nous voyons donc croître l’offre sans pour autant que la demande puisse satisfaire les dits-besoins. Cela entraîne l’exploitation toujours plus féroce de notre environnement qui paie directement notre mauvaise gestion de notre capital vitale (règne animal et végétal).

La société actuelle a une approche basée sur le court-terme (carpe diem diront certains), notre mode de production n’est pas perrein, notre mode consommation non plus. La faute en incombe en partie à nous consommateurs mais aussi aux pouvoirs politiques en place ainsi qu’aux grandes industries qui ne font pas d’efforts suffisants pour changer leurs modes de productions. En effet pour les plus grandes fortunes mondiales seul compte l’argent et le gain, peu importe si il faut assécher la mer d’aral ou détruire toujours plus avidement le poumon du monde, à savoir la forêt amazonienne.

Allons nous continuer de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ou allons nous prendre conscience des enjeux qui ce profil ? 

Le TAXREF : 

La France se doit de devenir un acteur de premier plan et un leader dans le domaine de l’écologie, elle dispose d’un patrimoine très important en matière de biodiversité, près de 10 % des espèces se trouve sur son territoire. Le Muséum d’Histoire Naturelle dispose du TAXREF (référentiel taxonomique) qui recense et décrit toutes les espèces végétales et animales qu’elles soient marines ou terrestres, en métropole et en outre-mer.

 « TAXREF constitue aujourd’hui un outil essentiel sur lequel nous pouvons nous appuyer pour quantifier la richesse de la biodiversité en France « , explique Bruno DAVID, président du Muséum. » Le Muséum conforte ainsi sa position de référence sur la connaissance de la nature ; connaissance qu’il diffuse, tant aux acteurs de la conservation et de la recherche qu’au grand public, car la préservation de notre patrimoine naturel est l’affaire de tous. »

Les principales estimations scientifiques comptent environs 2 millions d’espèces dans le monde, 182 498 espèces sont inventoriées dans le TAXREF pour l’année 2016. Par ailleurs 16 773 espèces sont endémiques (espèce ne vivant que dans une géographie précise) c’est à dire que la France est la seule garante de ces espèces et se doit de les préservées. Le TAXREF est également important car chaque année il explore des nouveaux écosystèmes en outre mer, pour l’année 2015, environ 200 nouvelles espèces ont étaient inventoriées en Guyane. Et plus de 600 espèces sont découvertes chaque année sur le territoire Français. 

En comparaison de la biodiversité mondiale le territoire Français regroupe : 

  • 56,3 % des mammifères marins ;
  • 20% des espèces d’échinodermes et de cnidaires (coraux, méduses…) ;
  • 20% des espèces d’oiseaux ;
  • un cinquième des poissons d’eau douce et marins ;
  • un mammifère terrestre sur dix ;
  • une espèce sur dix chez les plantes vasculaires, les vers et les mollusques.
  • 7 % des insectes.
  • 6,2 % des reptiles

La France à donc une énorme responsabilité pour préserver l’environnement et les écosystèmes existants. Nous nous devons d’agir en être doué de raison et d’influer les politiques en place pour que la France devienne le fer de lance de la préservation environnementale et un leader de la production modéré ou raisonnable (en évitant la surproduction et dans le respect des ressources naturelles ).

 

Becker Laurent

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