Le bonheur, un concept en débat.

Tout ce que l’on fait, ce que l’on désire, ce que l’on entreprend est motivé par l’envie irrépressible de l’atteindre. Plus qu’une ambition, c’est une destination et notre voyage tout entier. A l’heure actuel, submergé par les problèmes de société qui déteigne sur les nôtres, nous avons perdu de vue ce qu’il était sensé être. Ce n’est dès lors plus qu’un mot, vide de sens qu’on se désespère de trouver un jour.

Alors comme tout un chacun, je me suis interrogée sur ce concept. Pour savoir ce qu’il était supposé être aujourd’hui, supposé être pour moi. Pour ce faire, je suis revenue aux fondamentaux, à la notion même de ce que ce concept était il fut un temps.

Puis je me suis fais ma propre opinion et ai décidé de ce que serait, ce que devait être, mon propre bonheur.

Voici une liste, non exhaustive, de ce que j’ai pu trouver.*

  • * Confucius et le Junzi : Etre un homme bienveillant, juste et tolérant, ne pas se tourmenter pour des choses inutiles et adapter ses ambitions à ses capacités.
  • * Kant et l’idéal de l’imagination : Il s’agit de la satisfaction de tous nos désirs, qui ne peut selon lui, jamais arriver car ils sont égoïstes. En ce sens, l’être humain doit se rendre digne du bonheur et donc vivre dans la vertu. C’est là le seul chemin du bonheur.
  • * Socrate et la concrétisation des plaisirs : Une fois ceux-ci concrétisés, notre esprit est en paix, tant qu’ils ne le sont pas, ils nous tiennent en leur pouvoir.
  • * Platon (via Calliclès) et l’insatisfaction : Pour lui c’est le fait de trouver un équilibre entre le plaisir et les moyens de les réaliser qui apportent le bonheur. Plus le désir est grand et les moyens importants, plus le bonheur est important. Mais celui-ci ne saurait être une fin. Il y a en toujours un nouveau qui surgit. Ainsi pour Calliclès, un tyran est de ce fait plus susceptible d’être heureux, le bonheur étant relatif à la grandeur des désirs et des moyens.
  • * Schopenhauer et l’impossibilité du désir : La satisfaction du désir ne peut qu’apporter l’ennui et l’apparition d’un nouveau désir. Ainsi on ne peut atteindre le bonheur. La solution pour lui est donc la renonciation à la volonté, le non-vivre, que partage la philosophie bouddhiste et dans une moindre mesure, Taoïste.
  • * La philosophie Taoïste : il s’agit de se défaire de ses désirs afin de trouver une harmonie avec la nature. Le bonheur réside dans notre accord avec celle-ci.
  • * Epicure et l’épicurisme : Pour Epicure, le bonheur ne peut être atteint que dans la réalisation des désirs, mais celui-ci doit être atteignable et dans ce but, il pousse à l’ascétisme.
  • * Maupassant et la famille : Par l’intermédiaire de son œuvre « Une vie », il fait comprendre que la quête du bonheur passe par les liens à la famille, à l’autre et non à des considérations matérielles.
  • * La philosophie Utilitariste : Le bonheur individuel est éphémère s’il ne s’inscrit pas dans une action qui maximise le bonheur pour le plus grand nombre. Le plaisir dans cette conception n’est qu’une partie utile amenant au bonheur individuel, lui-même devant, par l’intermédiaire d’une action sociale, servir le bonheur d’un plus grand nombre.

En définissant celle-ci pour moi-même j’ai découvert ainsi mes priorités et compris, un peu plus avant, qui j’étais ou, à tout le moins, qui je souhaitais être.

  • Pour moi le désir n’est que le but, la motivation à court terme, qui nous permet d’avancer sur le chemin que l’on s’est choisi. Ce chemin est déterminé par un certain nombre de préceptes, de convictions et/ou de principes propre à chacun.

Les miens sont les suivants :

  • Être solidaire
  • S’accepter et apprendre à s’aimer afin d’être capable de faire de même avec autrui (être tolérant avec soi et les autres donc)
  • Rester dans l’apprentissage (ne pas croire que l’on sait tout et qu’on est donc supérieur)
  • Ne pas fuir ce qui fait mal (pour devenir plus fort)
  • Reconnaître ce que fait autrui pour nous (petites ou grandes attentions)
  • Avoir un modèle sain à admirer
  • Être sincère.

Parvenir à suivre ces préceptes tout en suivant mes désirs, c’est cela pour moi, la conception du bonheur. Parce que oui, je pense que se réaliser en tant qu’être humain est ce qui permet de l’atteindre.

A vous de vous faire votre propre définition à partir de là.

Personnellement, je ne crois pas en la fatalité, pas plus qu’au « il est trop tard pour ça, je suis trop vieux maintenant etc. » Il sera trop tard le jour de votre mort. Vous pouvez décidez qui vous souhaitez être et comment atteindre cet objectif n’importe quand. Ou vous pouvez juste vivre l’instant présent. Cela dépend de votre définition du bonheur.

Dans tout les cas, j’espère que vous le trouverez.

* C’est un résumé d’articles, livres que j’ai pu lire, il n’y a donc pas de source particulière, mais quiconque fait quelques recherche tombera sur les même définitions

 

Myriam Becker

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