Quand mettre fin à sa carrière sauve une vie

Aujourd’hui pour ma chronique, la gentillesse dans le monde, je vous emmène en 2013 dans le New-Hampshire auprès de Cameron Lyle, 21 ans, athlète universitaire au top de sa carrière.

Si vous êtes adepte de séries US ou que vous avez un minimum de connaissance sur leurs systèmes sportifs et scolaires ultra compétitif, vous savez que les années universitaires pour les athlètes sont cruciales s’ils veulent devenir professionnel.

Cameron Lyle a travaillé dur pendant huit ans afin d’atteindre le niveau qui était le sien ce jour-là. Au sommet de sa carrière, il préparait LA compétition de la saison. Celle qui saurait le faire remarquer aux yeux des recruteurs ou qui signerait son échec. En un mot comme en cent, c’était LA chance de sa vie.

C’est à ce moment-là qu’il a reçu l’appel du registre national de donneur osseux pour laquelle il avait passé un test, deux mois plus tôt, par l’intermédiaire du registre des correspondances. Concentré comme il l’était sur sa préparation à la compétition, il l’avait complètement oublié. Pourtant lorsque son interlocuteur lui apprend qu’il est l’unique correspondance au niveau national pour un receveur atteint d’une leucémie et dont l’état nécessite une greffe d’urgence, il n’hésite pas une seule seconde et donne son accord.

Ce qu’il faut savoir c’est qu’il y a deux façons de donner sa moelle osseuse. La première, la plus simple et rapide se rapproche grandement du don de sang. Pas de conséquence particulière de ce fait. Mais dans un quart des cas, cela nécessite une procédure qui appel à une anesthésie générale. La méthode utilisée est déterminée par la condition du patient receveur et son médecin donc.

Dans le cas de Cameron Lyle, la seconde option était nécessaire. En temps normal, après une nuit à l’hôpital, le donneur peut rentrer chez lui et reprendre une vie normale. Cependant le normal pour un athlète n’est pas le même que pour Monsieur et Madame tout-le-monde. Le temps que son corps reconstitue les cellules manquantes, Cameron ne pouvait faire de sport.

Autrement dit, il ne pouvait poursuivre sa préparation pour LA compétition de sa vie. Cela allait donc mettre fin à sa carrière et à tous ses rêves… Pourtant Cameron n’a eu aucune hésitation et n’a aujourd’hui encore, aucun regret. Le receveur n’aurait eut aucune chance de vivre sans ce sacrifice, il est donc simplement fier d’avoir été en mesure de l’aider.

Bien qu’il ait affirmé ne pas avoir de regret, il s’agit quand même de la fin d’un rêve porté pendant des années, jalonné de sacrifices non négligeables. Alors cela force mon admiration qu’il ait été capable de prendre une telle décision si rapidement et avec tant de chaleur. Car il semblait, vraiment heureux de celle-ci, arguant que la vie vaut plus que le sport, quel qu’en soit le niveau. A seulement 21 ans, on peut dire qu’il a le sens des valeurs et du recul et cela me réconforte à l’heure de la génération TV réalité…

Je veux plus de Cameron Lyle dans le monde !

Sources :

http://www.today.com/parents/i-never-had-second-thought-college-athlete-cuts-career-short-6C9670404

http://abcnews.go.com/US/university-hampshire-athlete-shortens-career-donate-bone-marrow/story?id=19022049

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